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NEWS
16 décembre 202517.82% POUR FO Com L’abstention n’avait jamais atteint un tel niveau. Les 56.39 % de non-votants montrent le désintérêt des postiers pour ce scrutin. Pourquoi cette élection, pourtant si importante, est-elle boudée par les postiers ? FO Com tient à remercier les militants qui ont œuvré sur le terrain pour faire campagne dans ce contexte difficile. Merci également à tous ceux et à toutes celles qui ont choisi de voter pour nos valeurs. FO Com obtient 17.82 %, 1 siège et reste 3ème organisation syndicale. Isabelle Fleurence renouvelle ainsi son mandat au sein du Conseil d’Administration. Les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi, les conditions de travail, la santé et la sécurité, l’innovation, l’engagement écologique, le télétravail, les missions de service public sont autant de sujets que nous saurons porter grâce à la confiance que vous nous avez accordée. La Poste, en perpétuelle évolution, devra entendre ce que notre élue aura à dire en votre nom ! Avec le travail collectif des militants, elle sera la porte-parole de vos revendications et notre détermination en sera l’essence ! Vous pouvez compter sur nous. Ce que nous vous avons promis, nous saurons le tenir ! […]
16 décembre 2025Dans l’univers complexe des télécommunications, et alors que circulent de nombreuses rumeurs de rachat de SFR, une figure se distingue par son engagement indéfectible envers les salariés du groupe : notre Délégué Syndical FO Com, Teheimoana TUFAUNUI. Par son travail acharné et ses compétences solides en négociation, Teheimoana a récemment marqué un point décisif pour les salariés du groupe ALTICE SFR, en pleine période de turbulence. Issu d’une filiale du groupe, il porte la voix des salariés au plus haut niveau et négocie sans relâche pour obtenir des avancées qui bénéficieront à l’ensemble des filiales et entreprises du groupe, afin d’améliorer les conditions de travail de toutes et tous. « Force Ouvrière dispose d’une voix de négociation au sein du Comité de Groupe ALTICE France. Nous dénonçons les problèmes de rémunération, d’organisation du travail, les périmètres d’action, le fonctionnement social », rappelle Teheimoana lorsqu’il réunit en visioconférence les délégués FO Com répartis dans les différentes entités du groupe. Aux dernières élections CSE d’ERT Mobile, filiale du groupe SFR, Teheimoana a placé FO Com en première organisation syndicale. Son objectif : recréer du lien entre les différentes branches du groupe et la maison mère — un lien longtemps fragilisé, voire combattu, par l’entreprise avec l’appui docile des syndicats représentatifs de la maison mère. Avec Teheimoana, FO Com est aujourd’hui le seul syndicat à avoir porté des propositions concrètes lors des différentes réunions du Comité de Groupe. Ces propositions concernent l’amélioration du dialogue social, les rémunérations, la revalorisation des tickets restaurant, l’amélioration du télétravail pour mieux concilier vie professionnelle et vie familiale, la recherche d’une nouvelle mutuelle et la dénonciation d’un éventuel futur Plan de Sauvegarde de l’Emploi qui conduirait à des licenciements. Seul syndicat porteur de mesures claires et argumentées, FO Com démontre une fois de plus que les salariés de SFR peuvent compter sur le dynamisme de leur délégué syndical, Teheimoana TUFAUNUI, qui choisit l’action plutôt que le silence, la revendication plutôt que l’accompagnement passif. […]
16 décembre 2025Chaque année, Colissimo traite des centaines de millions de colis, passant de 277 millions en 2015 à près de 487 millions en 2024. Cette année encore la croissance est de 5 % par rapport à 2023. Cette progression témoigne d’une demande toujours plus forte et d’un secteur en constante évolution, porté par le e-commerce. Le personnel de Colissimo représente près de 4 650 postiers répartis sur l’ensemble du territoire. Parmi eux,1485 agents d’exécution,1 565 employés, 735 cadres et 865 ingénieurs et cadres supérieurs. L’âge moyen est de 46 ans, avec une légère différence entre les femmes (45,56 ans) et les hommes (46,27 ans). Le taux de féminisation s’élève à 30,4 %, soit 1 415 femmes pour 3 235 hommes, reflétant encore une forte surreprésentation masculine dans ce secteur. Les conditions de travail sont marquées par une évolution technologique constante, avec l’arrivée de nouveaux outils et processus visant à améliorer la productivité. Le suivi de la Santé, Sécurité et Conditions de Travail (SST) reste une priorité, surtout avec le nombre d’accidents avec arrêt déclaré qui reste préoccupant : 145 en 2024, dont 97 chez les hommes et 48 chez les femmes. FO Com, au quotidien, rappelle la nécessité de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation. La prime Challenge, prime de reconnaissance concrète de l’effort des postiers mobilisés durant la forte activité colis à l’approche de Noël, a vu son montant évoluer depuis 2016 avec l’impulsion de FO Com lors des différentes négociations : de 250 €, elle est passée à 700 € en 2025. Quoi de plus logique au vu de l’investissement des agents ? En conclusion, Colissimo incarne à la fois la vitalité du secteur postal et les défis qu’il traverse. Si la technologie, la croissance et la reconnaissance sont des atouts, la prévention des risques et l’égalité professionnelle restent des enjeux majeurs. FO Com reste mobilisée pour défendre les droits des salariés, améliorer les conditions de travail et accompagner les évolutions du métier, afin que chaque agent puisse évoluer dans un environnement serein et valorisant. […]
16 décembre 2025L’Assemblée Générale de FO Com Chronopost s’est tenue le 13 novembre 2025 au Siège de la Fédération. De nombreux adhérents étaient présents ce jour-là, venant de toute la France. Christophe Farruggia secrétaire du syndicat, Gaelle Delafolie, trésorière du syndicat, Mylène Parra, trésorière adjointe et Eric Witkowski, secrétaire adjoint, ont fait une rétrospective 2025 des accords signés et non signés par notre Organisation Syndicale. Ont également été présentés les accords en cours de négociation en 2025 et 2026. Rétrospective 2025 Accords non signés : égalité pro entre les femmes et les hommes Accords signés : NAO, GEPP, prorogation de l’accord handicap sur 2025 Les négociateurs FO Com n’ont rien lâché lors de la négociation GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels). Grâce à FO, le nombre de bénéficiaires de l’accord a été revu à la hausse notamment sur la population « sénior » avec 3 niveaux d’abondements sur les jours de CET. Cet accord est valide jusqu’en 2027. Concernant les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), FO n’a pas apposé sa signature pendant 3 ans, estimant que les propositions de l’entreprise n’étaient pas à la hauteur. En 2025, FO s’est engagée sur une signature, l’entreprise ayant accepté 9 de ses revendications. L’une de nos priorités est bien l’amélioration substantielle des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les agents de Chronopost. Négociations en cours et à venir (2025-2026) prime trimestrielle opération, accord handicap, accord QVCT, CET. Le sujet de la qualité de vie et des conditions de travail fait partie des revendications que nous portons régulièrement à l’entreprise. De par nos actions, notre travail sérieux sur tous les dossiers et accords et surtout notre présence terrain, de plus en plus d’agents font confiance au syndicat FO et nous rejoignent. Fidéliser, accompagner, négocier, consolider, défendre et communiquer, tels sont les objectifs que les camarades se sont fixés pour les années à venir. […]
16 décembre 2025Le 26 septembre dernier Le Club Landoy organisait une journée-débat consacrée à la place des aidants en entreprise. Invitée à la première table ronde intitulée « Que manque-t-il pour libérer la parole sur les situations d’aidance en entreprise ? », FO Com a pris part aux échanges aux côtés de Marie-Anne Montchamp, directrice générale de l’OCIRP, et de Gilles Poullet, directeur général adjoint de Klésia. Les débats étaient animés par Sixtine de Villeblanche, rédactrice en chef adjointe du fil Ressources Humaines du groupe AEF Info. Christine Simon, déléguée syndicale centrale et secrétaire générale adjointe de la Fédération FO Com, est intervenue pour rappeler combien un accord collectif demeure essentiel pour reconnaître et accompagner les salariés aidants. Elle a ainsi présenté les principales avancées de l’accord signé à La Poste en juillet 2024, parmi lesquelles : Organisation du travail tenant compte des contraintes des aidants Autorisation spéciale d’absence pour les démarches administratives et médicales Fonds de solidarité Reconnaissance des acquis des postiers aidants Meilleure prévention et prise en compte de leur santé FO Com défend un dialogue social constructif mais exigeant, pour de meilleures conditions de travail au service de tous. C’est, dans cet esprit, que l’organisation a obtenu plusieurs avancées majeures : la reconnaissance de la multi-aidance ouvrant droit à une journée d’absence supplémentaire par aidé et par an dès le deuxième aidé, la possibilité de télétravailler au domicile de la personne accompagnée, ainsi que la valorisation des compétences acquises dans le cadre de l’aidance… Pour FO Com, il est nécessaire de sensibiliser et former encore plus les acteurs de la filière RH et les managers sur ce sujet si important et de donner les moyens nécessaires aux Assistantes Sociales, acteurs essentiels dans l’accompagnement des aidants (d’autant plus à partir du 1er janvier 2026). La communication doit être renforcée même si elle s’est largement améliorée. Il est nécessaire que l’entreprise se donne les moyens humains et financiers nécessaires à l’application de l’accord. Nous porterons également dans le prochain accord le sujet de la charge mentale, sujet majeur. Pour nous, les freins et les tabous doivent être levés pour que les agents puissent parler plus librement de leur situation. […]
16 décembre 2025En octobre dernier, 350 militants se sont réunis en congrès extraordinaire afin de modifier les statuts et règlements de notre Fédération. Le dernier congrès en la matière remontait à 2004. Pendant deux jours, les congressistes ont échangé et débattu pour adapter nos textes à nos défis. Ils l’ont fait avec pugnacité, avec arguments et contre-arguments mais sans jamais, pour autant, renier ni notre démocratie, ni nos valeurs. À l’issue des débats, les statuts et statuts types du syndicat ont été adoptés à plus de 86 %. Quant au règlement intérieur, 53,72 % des votants l’ont approuvés. Si les changements sont profonds, ils se veulent en adéquation avec nos obligations. Ces dernières années ont vu une remise en question drastique de nos moyens syndicaux qui nous oblige à alléger nos structures nationales. Pour exemple, la commission exécutive nationale n’est plus, désormais, composée que de 36 membres et le bureau fédéral est réduit à 16 camarades. L’organisation territoriale, régie par le règlement intérieur fédéral, prévoit un syndicat par CSE, ce qui va fluidifier le dialogue social. Il est, en effet, de notre responsabilité collective de tenir compte de l’évolution des entreprises et de leurs instances représentatives du personnel. Il serait, par ailleurs, irresponsable d’ignorer les conséquences néfastes engendrées par la fonte des effectifs et la baisse des subventions. Déjà, en 1993, la question de la pertinence du dialogue social se posait. On peut lire, dans le n° 456 de « PTT syndicaliste » : « La Fédération Syndicaliste possède désormais de nouveaux statuts ; des statuts qui collent au mieux à la réalité des nouvelles structures de La Poste et de France Télécom. nous avons toujours à cœur de rester fidèles au choix de nos anciens : mettre des interlocuteurs syndicaux là où il y a des échelons décisionnels. » Maintenant que nous avons défini le cadre, tout reste à construire ensemble : la proximité, l’organisation des instances de chaque syndicat (CE, AG), les élections… Nous devons être inventifs pour contourner les obstacles, à commencer par la démesure de certains périmètres. Nous devons former une seule et même équipe, composée de tous les militants, élus ou non, porteurs ou pas de mandats de représentation du personnel. TOUS les adhérents, qu’ils soient actifs ou retraités, en font partie. Pour gagner, une seule stratégie, le maître-mot : le collectif. C’est l’ADN fédérateur du syndicalisme, vecteur de notre indispensable développement. Ce développement, qui passe par l’augmentation du nombre d’adhérents et les réussites électorales est la seule réponse à opposer aux multiples attaques que nous subissons. Entre autres, après la loi sur la représentativité de 2008, le CSE est, aujourd’hui, une nouvelle arme de destruction du syndicalisme. Sa « philosophie » principale, sa stratégie mortifère, vise à éloigner le militant du salarié, étouffer la revendication, empêcher l’action. La tactique principale consiste à provoquer une pléthore de réunions, le plus souvent stériles en matière d’obtention de nouveaux droits ou de défense individuelle. Et l’histoire risque de ne pas s’arrêter là. Après le rapport Perruchot, en 2011, sur le financement des syndicats, c’est au tour du think-tank « Generation Libre » de remettre en cause la légitimité des syndicats au regard de « la faiblesse de leur ancrage ». Il s’attaque à leur financement en proposant de supprimer le fonds attribué dans le cadre du dialogue social. Et, à les lire, ce ne serait qu’un début… Il y aura bien quelque législateur pour se saisir de telles réflexions ineptes et tenter, c’est un fantasme récurrent, de faire disparaître les organisations syndicales. Mes camarades, faisons en sorte que cela reste un fantasme. Ensemble, continuons à mettre en exergue les valeurs que nous ont léguées les créateurs de Force Ouvrière. Ensemble, quelles que soient les attaques de tous bords, restons déterminés Ensemble sachons nous adapter pour mieux nous renforcer […]
DOSSIERS
16 décembre 20252025 a été une année où le monde du travail et la société ont été secoués par des transformations, des réformes et des mobilisations inédites. Entre décisions politiques, mutations dans les entreprises et luttes collectives, chaque événement a mis en lumière les enjeux sociaux, économiques et humains qui façonnent notre quotidien. Cette rétrospective revient sur les moments forts de l’année : des négociations et accords historiques aux mobilisations syndicales, en passant par la défense des droits des salariés et des retraités. Elle raconte une année intense, où vigilance, engagement et solidarité ont été plus que jamais nécessaires pour préserver les droits acquis et construire un avenir plus juste. Au fil de ces pages, c’est un panorama vivant de 2025 qui se dessine, celui d’une année marquée par les combats, les réussites et les défis, mais aussi par la détermination de celles et ceux qui, au quotidien, se battent pour que la justice sociale et la solidarité restent au cœur de notre société. Hiver Printemps Été Automne Hiver 2025 2025 : une année marquée par notre combat contre l’austérité ! Cette année compte déjà trois nominations de Premier ministre, et pourtant les politiques budgétaires gouvernementales se suivent et se ressemblent. Il en est ainsi de l’entêtement à poursuivre l’imposition de restrictions budgétaires pour les plus nombreux, tout en sauvegardant le portefeuille et le patrimoine des plus riches. La France ne s’est pourtant pas globalement appauvrie ! La croissance économique n’a pas fait défaut. Alors que sont devenus les fruits de cette croissance si faibles soient-ils ? La réponse se trouve dans les écarts de rémunération entre classes sociales, écarts qui se sont creusés au détriment des plus modestes. L’appauvrissement touche tous les actifs tels que les employés du public comme du privé, non cadres, cadres, cadres supérieurs, les ouvriers, les travailleurs indépendants, les petits patrons, mais aussi les retraités, les chômeurs, les familles isolées… Cette évolution pose moins la question de la croissance que celle de sa répartition. En cette année 2025, Force Ouvrière n’a de cesse de ferrailler contre ce déluge d’austérité qui continue de menacer les travailleurs, les assurés sociaux et les services publics. Les propositions de lois de finances et de lois de financement de la Sécurité sociale ont un goût de déjà-vu. Il en est ainsi du gel des prestations sociales, des pensions, du barème de l’impôt sur le revenu ou encore du point d’indice dans la fonction publique. Force Ouvrière refuse et combat les dispositions abaissant les droits en matière de santé, les projets fiscaux impactant les retraités ou encore les suppressions d’emplois projetées dans le public. Dans le même temps quels sorts réservent les projets gouvernementaux aux grandes entreprises et aux ménages aux très hauts revenus ? Quelques efforts bien inférieurs à leurs possibilités de contribution et bien loin proportionnellement à ceux qu’on exige des plus modestes. Mise en place du CSE À LA POSTE La mise en place des CSE a bouleversé le paysage syndical. Ça, ce n’est pas un mystère ! Au vu des moyens alloués, divisés par cinq, faut-il le rappeler ? Au vu également du nouveau schéma du dialogue social, respecté aléatoirement sur le territoire, au vu, enfin, de cet « animal nouveau » qu’est l’instance en elle-même, composée d’élus de tous horizons et tous niveaux face à une Direction tout aussi néophyte… 32 nuances de CSE à travers la France. Chacun représentant à la fois un périmètre et un métier, chacun obéissant à une répartition syndicale particulière, chacun aurait des choses à raconter à l’aube de ce premier anniversaire. Alors qu’il était prévu une instance par mois, certains CSE ont explosé le compteur pour atteindre parfois 60 réunions ! D’autres, au vu d’un dialogue social étroit, restent arc-boutés sur des postures d’opposition. D’autres, enfin, fonctionnent, cahin-caha, avec leur lot de difficultés comme la gestion des Activités Sociales et Culturelles, comme l’élaboration d’un ordre du jour parfois démentiel, comme la sensibilité des sujets traités, notamment en termes d’inaptitudes. Bref, est-ce que les élus et La Poste étaient vraiment préparés à cela ? Mais on avance… Des choses concrètes ont cependant été mises en place : les commissions CSSCT (Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail), emploi, environnement, économique et la commission unique (pour les départements d’outre-mer) fonctionnent en s’attachant à apporter des améliorations, notamment en termes de conditions de travail et d’emploi. Concernant les ASC (Activités Sociales et Culturelles), des conventions entre les CSE d’Établissement et le CSE Central, ont été signées, conduisant, de fait, les premiers à déléguer la gestion de la plupart des ASC au second (parentalité, vacances, restauration, aides pécuniaires,etc.) et conservant, à sa main, la billetterie locale par exemple. Tout cela, bien sûr, dans l’intérêt des postières et des postiers. Le CSE Central, quant à lui, hormis ses prérogatives en termes d’ASC, exerce des attributions d’informations-consultations au sujet de la marche générale de l’entreprise (orientations stratégiques, situation économique, politique sociale,etc.). Il est habilité à recourir à un expert dans certains domaines et réunit ses commissions, toujours dans l’intérêt des postières et des postiers. 1 an déjà, 1 an seulement ! Les élus et mandatés FO Com n’ont pas chômé pendant ce temps pour essuyer les plâtres. Ces femmes et ces hommes sont les garants d’une proximité que nous avons voulue prégnante dans chaque territoire. Les interactions entre eux et les connexions avec la Fédération se sont mises en place rapidement via les outils numériques au travers également de réunions organisées quotidiennement ; grâce aux nombreux déplacements des délégués syndicaux centraux mais aussi aux formations prodiguées aux représentants de proximité. Bref, FO Com est en ordre de bataille depuis le lendemain de l’élection de 2024 et continuera à avancer, construire, proposer et réussir face à cette transformation majeure que La Poste est en train de vivre. Les «papys boomers» au banc des accusés ! Cela fait quelques années, et ça s’est amplifié depuis 2024, que les « papys boomers » sont devenus la cible privilégiée de nos gouvernants et autres influenceurs médiatiques ou économiques, tous adeptes du modèle libéral de l’économie de marché. Dans une période de crise où la dette publique bat des records, depuis l’arrivée du président Macron en 2017 (+ de 1 300 Mds €), les retraités sont devenus les boucs émissaires ! Un jour, c’est leur niveau de vie qu’ils décrient. Un autre jour, c’est le niveau injustifié de leur pension et leurs avantages fiscaux qui coûteraient cher aux pays. Accusés de percevoir plus qu’ils n’ont contribué, le gouvernement entend s’attaquer à la revalorisation des pensions : entre report, désindexation ou gel ! Fin 2024 et au début de 2025, dans le cadre des mesures d’austérité décidées pour réduire la dette (40 Mds d’économies), l’idée de désindexer les pensions ou d’imposer une année blanche a constitué une piste d’économie (entre 3 et 6 Mds € selon les prévisions). Dans l’immédiat, le gouvernement Barnier a décidé de reporter de 6 mois la date de revalorisation des pensions du 1er janvier au 1er juillet (gains estimés autour de 2 Mds €) ! La mobilisation syndicale et la censure mettront un terme pour 2025 à toute remise en cause du droit à revalorisation. Cependant, la volonté de rogner ce droit, inscrit dans le code de la sécurité sociale, demeure intacte ! Au nom de la soi-disante solidarité intergénérationnelle (en mode inversé), qu’ils détruisent chaque jour, ces derniers entendent accentuer une instrumentation des retraités visant à faire admettre que ces derniers sont les seuls responsables de la dérive budgétaire, du déficit, et qu’ils doivent payer. Parlons-en de ces retraités, de leur niveau de vie ! La dernière étude de l’Insee (2021) révèle que : « Le niveau de vie individuel moyen des personnes qui composent le ménage est, pour les retraités, de 2 188 € mensuels contre 2 218 € pour l’ensemble de la population et 2 428 € pour les actifs. ». Quant à leurs retraites « pléthoriques » : Depuis l’arrivée, en 2017, du président Macron, les retraités ont perdu l’équivalent de 2,5 à 3 mois de pension du fait de la non-indexation des retraites sur l’inflation et de l’augmentation de la CSG. Parmi les 17 000 000 de retraités : 18 % sont au RSA, 36 % perçoivent une retraite brute inférieure à 1 100 €, 55 % disposent d’une pension brute inférieure à 2 100 €, 68 % touchent une retraite brute inférieure à 2 400 €. Nous sommes bien loin de la surabondance évoquée dont profiteraient les retraités ! Accusés de profiter d’une « niche fiscale » injustifiée ! Au cours du second trimestre 2025, le gouvernement Bayrou et le patronat a assèné leur idéologie, visant à convaincre l’opinion publique que les responsables de la dette sont ces « nantis » de retraités. Pour sauver leur politique économique, il faut remettre en cause leurs droits (et au-delà le système de retraites par répartition). Le gel des pensions pour 2026 (année blanche) n’est pas leur seule obsession. Forts de leurs arguments spécieux, ils réclament aussi la suppression de l’abattement fiscal de 10 % dont profiteraient iniquement les retraités, la confondant sans vergogne avec la déduction fiscale de 10 % qui concerne les frais professionnels des actifs ! Contrairement aux affirmations de ces chantres d’une apologie mensongère, l’abattement fiscal de 10 % a été mis en place en 1978 et rétablissait une certaine équité car les retraités comme les actifs ne peuvent pas tricher sur leurs revenus, vu qu’ils sont déclarés par un tiers, contrairement aux adeptes de l’évasion ou de l’optimisation fiscale (autour de 80 Mds d’euros). GEPP 2025 : entre transformation forcée et injonction à la reconversion Orange est une entreprise en transformation constante, avec des changements qui s’enchaînent les uns après les autres… L’année 2025 a malgré tout son lot d’événements. Le 10 février 2025, a été signé à l’unanimité par les organisations syndicales représentatives l’accord portant sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels. Comme chacune des précédentes GEPP, plusieurs aspects y sont abordés, tels que le recrutement, la mobilité interne, la gestion des carrières, la formation et la gestion des compétences. Et grande surprise, un nouveau dispositif de Temps Partiel Seniors : Le développement des compétences La mobilité interne Enrichir son parcours au sein du groupe Enrichir son parcours en dehors du groupe La dernière partie de carrière Thèmes que les élus FO Com ont l’habitude d’aborder. Mais qu’en est-il vraiment ? Cette GEPP cache son lot de surprises. En effet, la réelle proposition de l’entreprise est soit de se former aux métiers émergents du groupe (cyber, data, IA, RSE…), et d’intégrer un processus de mobilité interne en quittant Orange SA pour occuper le même type de poste mais en filiale. Autre solution, plus radicale : trouver un poste dans une autre entreprise, ou bien entrer dans un programme de fin de carrière, vous permettant d’anticiper votre départ à la retraite. Ce qui revient à dire : soit vous acceptez une reconversion pour répondre aux besoins de l’entreprise, soit vous partez, et ce, de manière définitive. FO Com ne cesse d’interpeller la direction sur le climat délétère qui règne, tant sur la santé au travail, l’absence de reconnaissance, l’insécurité de la situation de travail, et les conflits de valeurs… en demandant que de réels plans d’action soient mis en place afin de réduire ces risques. La réponse de la direction : « Nous avons mis en place une GEPP permettant de répondre aux besoins de chacun. » Quand les métiers déclinent à Orange SA, mais progressent en filiales Comme évoqué dans l’article relatif à la GEPP, certains métiers ont été identifiés comme émergents afin de répondre aux besoins de l’entreprise ce qui de facto entraîne une décroissance. Ce facteur, annoncé dans la GEPP 2025 pose question. En effet, le fait d’identifier une liste conséquente de métiers en décroissance provoque une forte inquiétude chez les salariés, d’autant plus que ceux dits « en décroissance » chez Orange SA (maison mère), sont de manière surprenante en croissance au sein des filiales du groupe. Y a-t-il volonté implicite de pousser ses salariés hors de la maison mère ? Ce questionnement est renforcé par une communication autour de cette décroissance qui est restée relativement opaque. Comme dans beaucoup d’entreprises, la grande majorité des départs ne sont plus remplacés, et la charge de travail, elle, n’est pas revue à la baisse. Economie oblige ! De quoi alimenter une forte inquiétude chez certains salariés : Mon poste pourrait-il être supprimé dans la perspective de m’inciter à rejoindre une filiale ? Il a fallu du temps avant que le terme de « décroissance » soit enfin précisé. Non, les emplois en décroissance ne seront pas supprimés. Néanmoins, aucun départ ne sera remplacé. Ces mêmes métiers étant en croissance en filiale, chacun peut de ce fait demander à rentrer dans un processus de mobilité interne et/ou parcours professionnel pour intégrer une filiale qui recrute. FO Com demande pourquoi tenter de vider la maison mère de ses salariés ? FO Com demande de quelle manière va alors être absorbée la charge de travail qui est plus que conséquente sur beaucoup de métiers ? FO Com demande que le sens et la logique soient clairement explicités. […]
24 septembre 2025Faire entendre la voix des postiers et des télécommunicants Les élections au Conseil d’Administration d’Orange et de La Poste auront lieu en fin d’année, respectivement du 18 au 20 novembre et du 24 au 27 novembre prochain. La nécessité d’élire des administrateurs au CA n’est pas toujours évidente pour bon nombre de salariés et de fonctionnaires, le mandat n’étant pas un mandat de proximité. Aussi, il est bon de rappeler l’essentiel. Le CA définit la politique générale et les orientations de l’activité du Groupe. Les administrateurs FO Com font entendre et comprendre la réalité du terrain, permettant ainsi la prise en compte des intérêts des personnels dans les processus décisionnels stratégiques. Cette élection est d’autant plus importante que les décisions prises ont des conséquences directes sur la vie professionnelle quotidienne de chaque télécommunicant et de chaque postier. Bien évidemment, les élus FO Com s’appuient sur l’expertise et la technicité des militants de terrain et portent la voix de tous en toute indépendance. À l’heure où les Groupes définissent des stratégies complexes pour défendre leurs intérêts (le projet « REGAIN » pour Orange) ou doivent faire face à de colossaux défis à relever (le financement des missions de service public pour La Poste), FO Com a plus que jamais un rôle déterminant à jouer. Les analyses et revendications, mais aussi les votes des élus FO Com obligent, dans un contexte économico-politique compliqué, dirigeants et actionnaires à considérer les intérêts des personnels, à commencer par les questions de l’emploi et des rémunérations. À nous, adhérents et militants d’expliquer à nos collègues l’importance de cette échéance électorale pour les convaincre de se mobiliser en novembre et de voter et faire voter FO Com. Se faire entendre, c’est déjà se défendre. Nous voici repartis en campagne électorale ! GROUPE LA POSTE 245 000 AGENTS APPELÉS AUX URNES Une liste de 11 candidats est présentée par FO Com pour ces élections dont le scrutin, à un seul tour, est prévu entre le 24 et 27 novembre 2025. 11 candidats venant de tous horizons et représentant tous les métiers du Groupe, maison-mère et filiales. Lors de l’élection 2020, le taux de participation a atteint à peine 50.93 % (65.24% chez les cadres et 45.02 % chez les non-cadres). Pourtant, la présence de représentants du personnel au CA revêt une importance capitale. En effet, c’est lors de ces instances que sont traités les sujets qui engageront le Groupe dans ses orientations stratégiques pour les années à venir. Ces dernières auront un impact certain sur les personnels et ceux-ci doivent donc être représentés. Nos élus sauront apporter leur pierre à l’édifice et contribueront, par leurs interventions, leurs actions, à l’amélioration des conditions de travail, à la revalorisation significative des salaires, etc… L’ambition ne s’arrêtera pas au résultat de l’élection, mais devra se poursuivre durant toute la mandature. Pour FO Com, laisser les autres choisir à notre place, c’est prendre le risque de passer à côté de sujets pourtant capitaux pour l’avenir de tous. C’est encore plus vrai aujourd’hui, alors que le Groupe se cherche un nouveau PDG. Interview des 2 têtes de liste isabelle fleurence et walter stefanello Isabelle, peux-tu nous dresser un bilan de la mandature passée ? IF : Il y a quatre ans, en début de mandature, nous étions en pleine crise sanitaire et le Groupe a dû adapter sa stratégie. À cette époque, j’ai interpellé les autres membres du CA en notant que le plan stratégique proposé changerait fondamentalement le visage de La Poste et la manière de travailler des postiers. Je trouvais que son déploiement auprès du personnel manquait de visibilité et le contenu du pacte social apparaissait insuffisant pour susciter l’adhésion du personnel. Mon rôle s’est donc attaché, avec le soutien et l’expertise des camarades de la Fédération FO Com, à participer aux orientations stratégiques de l’entreprise tout en défendant les intérêts des personnels. Quel rôle allez-vous pouvoir tenir lors de la prochaine mandature au regard de la complexité de l’entreprise et du contexte économique ? WS : Entre 2021 et 2023, le Groupe a réalisé beaucoup d’investissements de croissance externe pour diversifier et ainsi faire face à l’attrition du courrier. GeoPost, opérateur mondial, représente aujourd’hui 40 % du chiffre d’affaires. Notre rôle est de défendre l’emploi des postiers historiques, mais aussi des salariés des filiales de La Poste, et leurs conditions de travail, quels que soient leur métier et leur statut. Nous devons considérer La Poste comme une « mosaïque », maison-mère et métiers historiques / filiales et innovations, tout en prenant en compte l’homogénéité des aspirations des postiers et des salariés : rémunération, conditions de travail, mutuelle… IF : Nous allons continuer à faire de la question du pouvoir d’achat la priorité. C’était déjà le cas lors de la mandature passée. Quand j’ai dénoncé l’échec des NAO aux conséquences parfois dramatiques pour certains postiers, j’ai permis une prise de conscience. Le combat continue. Pensez-vous avoir une réelle efficacité ? IF : Oui, car nous portons la voix des salariés du Groupe. Nos informations sont plus précieuses qu’il n’y paraît. Certaines décisions stratégiques sont prises en tenant compte de nos remarques. N’y a-t-il pas cependant contradiction entre syndicalistes et administrateurs ? WS : Non, bien au contraire. Toutes les revendications et actions FO, le travail de tous nos camarades, sont présentés et expliqués au plus haut de notre entreprise. Les actionnaires et les autres administrateurs sont souvent loin de la réalité et des postiers. C’est indispensable de rappeler la résilience et l’exemplarité du travail des personnels qui permettent, justement, des résultats financiers à la hauteur. IF : Et il faut souligner que nous gardons toute notre indépendance. Les stratégies présentées forgent nos revendications. Nos analyses, et nos contributions influencent les décisions. Quel vont être vos priorités en ce début de nouvelle mandature ? IF : La compensation des missions de service public, car les conséquences de l’absence de financement retombent directement sur chaque postier, mais aussi sur le Groupe. A ce jour, la sous-compensation s’élève à 1,3Md€, ce qui n’est pas viable sur le long terme pour La Poste. WS : Et les salaires bien sûr. C’est un vrai problème que cette disette salariale. C’est la priorité des priorités, c’est une question de justice sociale. ÉLECTIONS CA 2025 LA POSTE POURQUOI VOTER ? POUR QUI VOTER ? Sauvegarde des emplois, rémunérations, égalité homme-femme, conditions de travail, évolution professionnelle, social, service public, sont autant de sujets que nos administrateurs sauront porter au Conseil d’Administration, là où les orientations stratégiques, économiques et financières de l’entreprise se décident. Le CA ne doit pas être la chasse gardée des actionnaires. Les administrateurs FO Com seront les garde-fous de leurs choix. Ensemble, imposons notre vision d’une politique générale volontariste, ambitieuse et tournée vers la reconnaissance du travail des postiers et des salariés des filiales car chaque décision prise aura un impact sur leur quotidien mais aussi leur avenir. Au travers de cette instance, FO Com défend chaque agent du Groupe. ORANGE FO Com Présente et Mobilisée pour les Élections au Conseil d’Administration Orange Les élections au Conseil d’Administration d’Orange approchent. Un moment toujours stratégique dans la vie de l’entreprise. Ce scrutin permet aux salariés de désigner leurs représentants dans l’instance où se prennent les grandes décisions économiques, sociales et industrielles. Habituellement, FO Com y participe activement. Cette année, les règles du scrutin et les conditions imposées ne nous permettent malheureusement pas de présenter de liste sous notre bannière syndicale. Pour autant, nous avons fait le choix clair et assumé de rester présents dans cette bataille électorale. Parce que renoncer à défendre les intérêts des salariés n’est pas dans l’ADN de FO Com, nous avons choisi de soutenir une liste constituée de candidats parrainés par des électeurs et partageant pleinement nos valeurs et nos priorités syndicales. Cette liste bénéficie donc du soutien officiel de FO Com, et nous appelons toutes celles et ceux qui nous font confiance à lui accorder leur voix. Au-delà d’un simple soutien, cette démarche traduit notre volonté de continuer à peser sur les décisions de l’entreprise, même dans un contexte électoral contraint. Voter pour cette liste, c’est montrer que FO Com reste une force syndicale active, écoutée et respectée chez Orange. vos candidats une représentation fidèle des salariés d’orange FO Com vous présente les candidats qu’elle soutient officiellement dans le cadre des élections au Conseil d’Administration d’Orange. Cette liste parrainée et soutenue par FO Com se compose de : Ces collègues, engagés et représentatifs des réalités du terrain, auront pour mission de défendre vos intérêts au plus près des instances stratégiques de l’entreprise. Leurs engagements pour vous : des revendications concrètes et cohérentes : Préserver vos droits et vos statuts : non à la remise en cause des acquis sociaux, oui à des conditions de travail dignes. Soutenir l’emploi et réinternaliser les activités stratégiques : non à la sous-traitance massive, oui à des équipes internes stables compétentes. Investir dans l’avenir : l’argent d’Orange doit servir à innover, se moderniser et garantir sa souveraineté numérique, pas à gonfler les dividendes. Exiger une vraie politique environnementale : pour un Orange responsable, aligné avec l’ambition Net Zéro Carbone. Protéger l’entreprise des logiques court-termistes : non à une gouvernance dictée uniquement par la finance. Et pour vous, salariés, les priorités portées par ces candidats sont claires et concrètes. Ils s’engagent à défendre une meilleure reconnaissance des compétences, à travers des parcours professionnels valorisants et des politiques de rémunération plus justes. Ils plaident pour l’amélioration des conditions de travail et une véritable attractivité des métiers, afin de redonner du sens et de la stabilité dans un contexte parfois fragilisé. Conscients des évolutions en cours, ils souhaitent accompagner la transformation de l’entreprise sans casse sociale, en misant sur l’humain : recrutements, formation, reconversion, soutien aux équipes et à l’encadrement. Ils revendiquent aussi plus de transparence sur les décisions stratégiques : leurs objectifs, leurs conséquences, et leur impact réel sur les salariés. Enfin, ils affirment une volonté forte de défendre un modèle d’entreprise durable et responsable, à la hauteur des enjeux sociaux, environnementaux et humains de notre époque. C’est avec la force de vous représenter et le courage d’agir qu’ils porteront votre voix au sein du Conseil d’Administration. Les élections des représentants du personnel au Conseil d’Administration d’Orange SA se dérouleront exclusivement par voie électronique, selon un calendrier précis : Premier tour : du 18 au 20 novembre 2025 Second tour éventuel : du 26 au 28 novembre 2025 Les listes candidates seront affichées à partir du : 21 octobre 2025 (pour le premier tour) 24 novembre 2025 (pour un second tour éventuel) L’entreprise annoncera officiellement ces élections le 18 septembre 2025. Pour pouvoir voter, les personnels doivent : Être en activité, en congé, mis à disposition ou détachés. Avoir au moins 16 ans. Justifier d’une ancienneté minimale de 3 mois au sein de l’entreprise. FO Com : Toujours à vos côtés Cette campagne est pour FO Com bien plus qu’une simple élection. Elle marque notre détermination à ne jamais abandonner le terrain syndical, même lorsque le contexte est compliqué. Elle nous permettra aussi de prendre le pouls de notre électorat et de préparer sereinement les combats à venir. En votant pour cette liste parrainée et soutenue par FO Com, vous montrez que notre syndicat reste un acteur essentiel du dialogue social chez Orange. Dans les semaines à venir, vous enverrons tous les outils pour faire connaître nos candidats et mobiliser vos collègues : affiches, tracts, visuels de campagne… Nous comptons sur vous pour relayer et amplifier cette dynamique. Parce que FO Com ne lâche rien, faites entendre votre voix et participez activement à cette campagne électorale. Ensemble, restons unis et visibles ! […]
23 septembre 2025Selon le dernier rapport de l’INSEE paru en juillet 2025, près de 10 millions de Français vivaient (et vivent) sous le seuil de pauvreté en 2023, un chiffre jamais atteint depuis 1996. Les inégalités, elles, seraient en forte hausse. Quand pauvreté rime avec précarité, 650 000 pauvres de plus par rapport à 2022 ! En 2023, le taux de pauvreté atteint un niveau record s’établissant à 15,4 % (+ 1 % par rapport à 2022) de la population occupant un logement ordinaire en France métropolitaine (en excluant les sans-abris et les logements mobiles). Ainsi, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire, fixé à 1 288 euros net par mois (soit 60 % du revenu médian). Les familles monoparentales, les enfants mais aussi les chômeurs sont particulièrement exposés. Après un recul en 2022, le taux de pauvreté des familles monoparentales est en forte hausse avec 2,9 points en 2023, entraînant mécaniquement une hausse de la pauvreté chez les enfants de moins de 18 ans (21,9 %, + 1,5 point). L’arrêt des aides exceptionnelles versées à une partie importante de ces familles (indemnité inflation, primes) et la revalorisation en deçà de l’inflation des allocations logement sont une des répercutions néfastes sur leurs conditions de vie. Le taux de pauvreté des chômeurs augmente de 0,8 points et atteint 36,1 % de cette population. La réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur en février 2023, réduisant la durée d’indemnisation de 25 % pour les nouveaux entrants a été un facteur contribuant à cette aggravation. La pauvreté touche aussi les travailleurs indépendants avec 19,2 % tous secteurs confondus (+ 0,9 %) et les personnes seules (20,3 %). La part de pauvreté des actifs de 18 ans et plus se situe autour de 10,4 % (9,7 % en 2022). Quant aux retraités, si la hausse du taux de pauvreté est inférieure aux autres populations, il n’en demeure pas moins que 11,1 % des retraités sont pauvres, soit près de 1,9 millions de personnes. Une très grande pauvreté dans les régions ultramarines ! Les départements et territoire d’outre-mer sont les plus durement touchés par la grande pauvreté. Selon les données de l’Insee de 2021 et le dernier rapport de l’Observatoire des inégalités de 2025, les taux de pauvreté sont colossaux : 77,3 % à Mayotte, 53 % en Guyane, 34,5 % en Guadeloupe, 36,1 % à La Réunion, 26,8 % en Martinique… La grande pauvreté est 5 à 15 fois plus fréquente dans ces départements qu’en France métropolitaine. Elle y est aussi beaucoup plus intense. Dans les 4 DOM historiques (Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion), les familles monoparentales, les personnes sans emploi ainsi que les retraités sont particulièrement touchés. Outre sa dimension monétaire, la caractéristique majeure de la grande pauvreté par rapport à des situations moins aiguës de pauvreté est la fréquence de privations, y compris pour des besoins fondamentaux comme la nourriture ou l’habillement. Une hausse des inégalités qui se poursuit. La moitié des personnes sous le seuil de pauvreté vit avec moins de 1 041 euros par mois. Un chiffre d’autant plus préoccupant qu’il coïncide avec une hausse des inégalités de niveaux de vie, comme le souligne le rapport. Selon l’étude, les 20 % les plus modestes perçoivent 8,5 % de la somme des niveaux de vie et les 20 % les plus aisés, 38,5 %, soit 4,5 fois plus. Même après redistribution, les inégalités persistent : les niveaux de vie des 30 % les plus modestes diminuent, tandis que les 10 % les plus aisés voient leur niveau de vie croître de 2,1 %. À noter également que dans ce contexte, les classes dites moyennes ne sont pas épargnées et bon nombre d’entre elles voient leur niveau de vie reculer. 12,7 % de la population serait en situation de privation matérielle et sociale en 2024. La privation matérielle et sociale, définie au niveau européen, approche la pauvreté de façon différente de la pauvreté monétaire. Elle s’attache à évaluer l’incapacité pour des personnes à couvrir des dépenses de la vie quotidienne. En 2024, 12,7 % de la population métropolitaine vivant dans un logement ordinaire est en situation de privation matérielle et sociale. Ces personnes ne peuvent pas, pour des raisons financières, couvrir les dépenses d’au moins cinq éléments de la vie courante sur une liste de treize (pouvoir chauffer son logement, acheter des vêtements neufs, se nourrir correctement, partir en vacances une semaine…). Capitalisme sous perfusion, citoyens sous pression. Pour Force Ouvrière, dans un contexte de crise économique et face à une dette publique qui a augmenté, le Premier ministre veut imposer un plan de restrictions budgétaires. Celui-ci prévoit une « année blanche » sur l’ensemble des prestations sociales, minima sociaux et pensions, le doublement des franchises médicales, le gel du barème de l’impôt sur le revenu et de la CSG, la suppression de jours fériés ainsi que la remise en cause de la 5e semaine de congés payés. L’objectif affiché est de réaliser 40 milliards d’euros d’économies dès 2026. Ce nouveau rapport officiel démontre, si besoin en était, que les inégalités et la fracture sociale entre les populations les plus vulnérables ou modestes et celles des plus aisés (les plus riches) ne cessent de s’accroître ! Or, et c’est un paradoxe, cette année encore, les entreprises ont reçu près de 200 milliards d’aides ou d’exonérations sans contrepartie ! Concernant celles du CAC 40, de 2017 à 2024, elles ont cumulé 858 milliards de résultats et reversé 549 Mds à leurs actionnaires. Dans le même temps, elles ont bénéficié de 498 Mds d’allégements et exonérations de cotisations sociales ! Nous sommes dans un capitalisme sous perfusion, financé par l’argent public ! Dans ce contexte, nous nous devons de combattre toute injustice sociale et rappeler à ceux qui nous gouvernent, le fondement de la création de notre Sécurité Sociale en 1945 : « Garantir à chacun, qu’en toutes circonstances, il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. » Combattre la pauvreté C’est agir pour réduire les inégalités sociales et culturelles, c’est considérer la vie humaine comme une richesse bien plus importante que le capital, c’est permettre à chacun de s’émanciper dans la vie, d’avoir un travail qualifiant et un salaire lui permettant de vivre décemment, c’est combattre toute forme de souffrance. […]
7 juillet 2025Alors que le Groupe La Poste poursuit sa transformation à marche forcée, portée par une stratégie de diversification ambitieuse, les réalités vécues par les travailleurs des filiales méritent un éclairage approfondi. Car derrière les chiffres de croissance et les success stories de certaines filiales, se dessinent aussi des trajectoires contrastées en matière d’emploi, de statut et de conditions de travail. Un groupe aux multiples visages Avec près de 238 000 salariés en France, La Poste s’organise aujourd’hui autour de quatre grandes branches : Services-Courrier-Colis, cœur historique du Groupe, en déclin structurel avec la baisse du courrier. Elle comprend également Viaposte et Neolog, La Poste santé et autonomie, Médiaposte, La Poste nouveaux services, etc… Geopost, spécialiste du colis-express avec des marques comme DPD France, Chronopost, Pickup etc… La Banque Postale, qui s’est renforcée avec l’intégration de CNP Assurances, occupe désormais une place stratégique dans la bancassurance. Branche Numérique, en forte croissance avec Docaposte, Sefas, Serres, etc… Cette stratégie de déversification répond à la nécessité de compenser la chute du courrier traditionnel par de nouveaux relais de croissance. Elle reflète aussi une volonté de s’ancrer dans l’économie numérique, la logistique et les services de proximité. Des filiales en plein essor… mais à quel prix ? Certaines filiales comme Geopost ou Docaposte affichent une forte dynamique : acquisition de startups, développement à l’international, conquête de nouveaux marchés, acquisitions d’entreprises innovantes (comme Maincare, dans la santé digitale). Mais cette dynamique, souvent saluée dans les bilans annuels s’accompagne d’un modèle d’emploi profondément différent de celui du cœur historique du Groupe. Dans la logistique express, la sous-traitance est devenue la norme. Chez Chronopost ou DPD France, une partie des livraisons repose sur des travailleurs précaires, pour certains sous statut d’autoentrepreneur, parfois sans les protections sociales minimales. Néanmoins on note une dynamique d’internalisation des livraisons chez DPD France depuis trois ans. La pression sur les délais, les cadences et la rentabilité conduisent à une dégradation de la qualité de vie au travail, comme l’ont régulièrement dénoncé les représentants FO. « Les résultats exceptionnels de certaines filiales masquent la souffrance silencieuse de celles et ceux qui les rendent possibles », rappelle FO Com. Dans le numérique, les conditions de travail sont différentes, parfois plus avantageuses, mais l’enjeu est ailleurs : comment maintenir un dialogue social structuré, dans un univers managérial souvent calqué sur les startups, avec un faible taux de syndicalisation et une culture d’entreprise éloignée du modèle postal ? Une mosaïque de statuts et de conditions de travail Le Groupe La Poste est devenu une constellation d’entités où coexistent une grande diversité de statuts  : fonctionnaires, salariés de droit privé, intérimaires, sous-traitants, autoentrepreneurs. Cette hétérogénéité complique la gestion des ressources humaines, mais surtout elle crée des inégalités de traitement criantes. À Viapost, par exemple, les salariés de Viapost Maintenance, Viapost Transport Management ou Neolog partagent parfois les mêmes sites que les agents de la maison-mère, mais leurs contrats, leurs règles RH et leur reconnaissance diffèrent profondément. FO Com alerte régulièrement sur le risque de rupture du lien social dans un groupe historiquement fondé sur une mission de service public, et sur les dérives de cette organisation éclatée. « Le sentiment d’appartenance à une même maison s’efface à mesure que les conditions de travail divergent. Ce morcellement fragilise les collectifs et fait reculer la notion d’équité. » « Le sentiment d’appartenance à une même maison s’efface à mesure que les conditions de travail divergent. Ce morcellement fragilise les collectifs et fait reculer la notion d’équité. » Quel modèle social pour un groupe avec des missions de service public devenu multi-entreprises ? Le défi est immense : comment préserver une cohérence sociale dans un Groupe devenu « multi-facettes » traversé par des logiques parfois antagonistes ? FO Com appelle à bâtir un socle commun de garanties pour tous les salariés du Groupe, quels que soient leur statut ou leur entité. Cela implique : La limitation du recours à la sous-traitance pour les missions pérennes. La reconnaissance de l’ancienneté et des compétences acquises, y compris en mobilité inter-filiale. Le renforcement du dialogue social, y compris dans les filiales jeunes ou délocalisées. La convergence progressive des droits, pour garantir l’égalité et la dignité de tous les travailleurs du groupe. Le développement des filiales ne doit pas se faire au détriment des droits des salariés. FO Com poursuit son engagement pour défendre une vision du travail fondée sur la solidarité, la justice sociale et le respect de chacun. Face à un Groupe devenu multi-entreprises, c’est l’unité des salariés et la force de l’action syndicale qui feront la différence. Les avancées syndicales obtenues des victoires à valoriser Face à ces défis, l’action syndicale reste essentielle pour faire avancer les droits. FO Com, présente dans toutes les Branches et filiales, y mène. des combats concrets. Ces victoires ne sont pas le fruit du hasard. Elles traduisent une stratégie syndicale pragmatique, fondée sur la proximité, l’expertise et l’engagement constant. FO Com à DPD des avancées concrètes pour les salariés Chez DPD, FO Com poursuit son engagement aux côtés des salariés et obtient des résultats tangibles. Ces dernières années, les négociations annuelles obligatoires (NAO) ont permis d’importantes avancées salariales : des hausses de salaires en 2022 et 2023, une revalorisation de la grille, et une nouvelle augmentation de 2,5 % en 2024. FO a également obtenu l’élargissement de la Prime Qualité aux salariés ayant moins de quatre ans d’ancienneté, une prime de fin d’année portée à 1 300 €, ainsi que le versement des primes COVID et d’une prime exceptionnelle de 850 € à l’été 2021. Les changements de planning à moins de 7 jours donnent lieu à une indemnité de 24 €, les tickets-restaurant sont désormais accessibles à tous les salariés qui peuvent y prétendre, les paniers repas sont valorisés à 19 €, et la mutuelle est prise en charge à 70 % par l’employeur. En matière d’intéressement et de participation, l’action syndicale a permis une nette progression du budget global, qui atteint aujourd’hui 6,5 millions d’euros. Une participation minimale est par ailleurs garantie à hauteur de 200 000 €, ce qui sécurise une redistribution équitable. FO Com, c’est aussi une présence quotidienne, au plus près des équipes. Tous les salariés qui ont sollicité notre aide ont reçu un accompagnement. Par ailleurs, la gestion rigoureuse du CSE et de la CSSCT permet d’obtenir des améliorations concrètes des conditions de travail. Sur le front de l’égalité professionnelle, FO Com a signé un accord garantissant le maintien du salaire pendant les congés maternité et paternité, ainsi que le cumul à 100 % de l’ancienneté pendant les congés parentaux d’éducation. Ces mesures apportent une réelle sécurité aux salariés concernés. FO Com a, en revanche, fait le choix de ne pas signer l’accord Qualité de Vie et des Conditions de Travail, car deux revendications majeures sont restées sans réponse  : l’instauration du télétravail pour les services clients et les fonctions administratives en agence, ainsi que la réduction du poids des colis. En effet, ceux-ci dépassent de plus en plus souvent les 30 kilos, notamment avec la livraison croissante de meubles, sacs de croquettes, pneus et autres produits lourds, au détriment de la santé des salariés. De plus, les quelques avancées de cet accord sont conditionnées au bon vouloir des responsables d’agence, ce qui en compromet sérieusement l’application sur le terrain. Nous ne comprenons pas les motivations qui ont poussé CGT et CFDT à signer cet accord qui n’apporte finalement rien de concret aux salariés. FO Com reste mobilisée pour défendre les droits des salariés de DPD et obtenir des améliorations concrètes, durables et équitables pour toutes et tous.     Neolog Viaposte Industrie négocier pour améliorer les conditions de travail À Neolog Viaposte Industrie, plusieurs négociations majeures sont en cours, dans le but pour FO Com d’améliorer concrètement les conditions d’emploi et de travail des salariés. Accord sur l’Intéressement : trois critères ont été retenus pour déterminer le calcul de la prime d’intéressement : la productivité par site, la qualité de service et le taux d’accidentologie. Ces indicateurs serviraient de base pour l’évaluation collective de la performance. FO reste vigilante afin que l’intéressement réponde à son objectif premier : reconnaître l’engagement des salariés, sans pression supplémentaire déguisée. Accord sur la Pénibilité : plusieurs critères ont été identifiés à ce stade des échanges : le travail de nuit, les cadences imposées, le travail répétitif, la polyvalence et l’alternance de postes (notamment pour limiter la manutention manuelle de charges). FO Com reste attentive à ce que la pénibilité soit correctement évaluée et prise en compte et qu’il y ait une réelle prévention de l’usure professionnelle. Accord QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail) : Les axes abordés dans le cadre de ces négociations sont majeurs : l’organisation du travail, le dialogue social, la reconnaissance des compétences et des parcours, l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, l’accès à l’information et à la négociation interne, et la lutte contre les inégalités. Ces points font l’objet d’échanges pour identifier des leviers concrets d’amélioration. FO porte une attention particulière à la faisabilité des mesures envisagées et à leur impact sur le quotidien des salariés.   Accord Séniors : Un projet d’accord visant à accompagner les salariés en fin de carrière est en discussion. Parmi les mesures proposées : la mise en place d’un entretien professionnel dès 55 ans, la possibilité d’aménagement de poste, les mécanismes de transmission des savoirs (mentorat, tutorat, binômes), les formations pour l’adaptation aux évolutions technologiques, l’attribution de jours de congés supplémentaires et le recours à la retraite progressive. Parce que chaque fin de carrière mérite d’être accompagnée avec dignité, FO s’investit pour des améliorations tant attendues par les salariés. Les discussions se poursuivent. FO rappelle qu’aucun accord ne sera signé sans garanties solides sur les conditions d’application, la transparence des dispositifs, et le respect des droits des salariés. Les représentants FO Com restent mobilisés pour défendre des engagements applicables et justes. FO Com Chronopost 2025, une année clé Chez Chronopost, FO Com reste plus que jamais le syndicat de référence, porteur d’une histoire forte et d’un engagement constant. Depuis la mise en place des premières instances représentatives du personnel, le Secrétaire du CE, puis du CSE, est issu de nos rangs, un plébiscite unanime qui traduit la confiance des salariés dans notre action, notre rigueur et notre capacité à faire entendre leur voix. Une représentativité solide et ancrée sur le terrain Aujourd’hui, FO Com est présente dans l’ensemble des catégories socio-professionnelles (CSP), et occupe une place centrale dans le dialogue social au sein de l’entreprise. Avec 84 représentants de proximité répartis sur 34 sites, notre ancrage est concret, quotidien, et au plus proche des réalités vécues par les salariés. Cette proximité est l’un de nos atouts majeurs : elle nous permet de relayer efficacement les revendications et de faire remonter les problématiques. GEPP : faire durer les négociations, faire avancer les droits Dernièrement, FO Com s’est fortement mobilisée pour prolonger les discussions autour de la GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels). Notre persévérance a permis d’obtenir des avancées, notamment pour les salariés en fin de carrière. Des mesures spécifiques ont été actées pour mieux accompagner cette étape clé. NAO 2025 : des résultats concrets pour le pouvoir d’achat L’année 2025 marque un véritable tournant en matière de négociation salariale. Après plusieurs années d’inflation mal compensée, FO Com a obtenu des résultats à la hauteur des enjeux économiques et sociaux : de véritables augmentations salariales, une revalorisation des primes, et une meilleure prise en compte de l’ancienneté. Ces acquis sont le fruit d’un travail préparatoire rigoureux, porté par une équipe soudée, à l’écoute des salariés et ancrée dans le réel. L’accord signé par FO Com vise avant tout l’amélioration du pouvoir d’achat et la reconnaissance de l’engagement professionnel de chacun. Des combats à venir, une mobilisation constante FO Com est déjà pleinement engagée dans les prochains chantiers que sont l’égalité professionnelle, la QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) et la politique Handicap. Là encore, nous porterons des revendications fortes, avec la volonté claire d’obtenir des engagements forts de la part de l’entreprise. L’efficacité de notre action se mesure aussi à la confiance que vous nous accordez : les adhésions à FO Com Chronopost ont progressé d’environ 30 %. Ce chiffre traduit non seulement la reconnaissance du travail de terrain, mais aussi la force collective qui se construit jour après jour autour de nos valeurs. Cette dynamique est le fruit de l’engagement de toutes et tous : du Secrétaire, de la Trésorière, des élus, et de chaque représentant FO mobilisés au service de tous. FO Com, c’est une force de proposition, une force de mobilisation, et une force d’action au service de tous les salariés de Chronopost. FO Com, un partenaire social de premier plan chez BPO IS   Depuis le 1er janvier 2024, après avoir fait partie du Groupe Docaposte, BPO IS a rejoint le pôle BSCC du Groupe La Poste. Avec plus de 1 150 collaborateurs dont la majorité est essaimée sur environ 430 sites en France Métropolitaine et en Outre-Mer, la cohésion sociale et la communication avec les salariés représentent un défi majeur pour les organisations syndicales. FO Com BPO IS, 1ère organisation syndicale représentative aux dernières élections du CSE (28,91 %), attachée à la transparence de l’information, s’emploie depuis des années, avec un succès certain, à défendre les intérêts des salariés, via notamment des réunions bilatérales mensuelles avec la direction. FO Com BPO IS, après avoir été souvent vilipendée par nos adversaires syndicaux avec des arguments fallacieux, fantaisistes, voire d’un autre âge, est une organisation syndicale qu’on écoute. La cohésion et l’esprit soudé qui animent notre équipe font de nous un partenaire social de 1er plan. Ce respect, nous l’avons acquis par la qualité et la pertinence reconnue de nos interventions, par un suivi permanent de nos demandes. Quand on s’empare d’un sujet, on va jusqu’au bout, par le plein exercice du droit d’alerte, par le résultat de nos actions. FO Com BPO IS revendique fièrement son attachement à son indépendance, à sa volonté de transparence, et son engagement auprès de tous. FO Com chez SERES, filiale du groupe Docaposte 2023-2024 : Défendre les droits, préserver les acquis L’année écoulée a été marquée chez SERES par des bouleversements majeurs, au premier rang desquels figure le changement de convention collective. Face à ce changement d’ampleur, FO Com s’est mobilisée pour garantir aux salariés une transition équitable. Un accord a été signé pour que les personnes déjà en poste ne perdent pas les avantages acquis au fil des années. Parmi les points notables obtenus par notre organisation : le maintien de la prime d’ancienneté pour les ETAM (employé et agent de maitrise), des améliorations sensibles des indemnités de congés maternité et paternité, la suppression du délai de carence en cas d’arrêt maladie, ainsi que la généralisation de la prime de vacances à l’ensemble des salariés, y compris les non-cadres. Un dialogue social mis à l’épreuve Côté négociations annuelles obligatoires (NAO) pour 2023 et 2024, FO Com avait formulé des propositions mesurées, en cohérence avec la santé financière de SERES et du Groupe. Ces revendications, portées dans un esprit de reconnaissance du travail fourni, auraient permis de mieux faire face à l’inflation persistante. Pourtant, ni la direction de SERES ni celle du Groupe n’ont souhaité les entendre. Une fin de non-recevoir d’autant plus regrettable qu’elle s’inscrit en décalage avec les besoins réels des salariés. En revanche, des progrès notables ont été obtenus sur le terrain du télétravail. FO Com a négocié un élargissement des droits pour les salariés de plus de 55 ans, qui peuvent désormais bénéficier d’un troisième jour de télétravail par semaine. De plus, le télétravail n’est plus restreint géographiquement : chacun peut désormais exercer à distance depuis le lieu de son choix, offrant ainsi une souplesse dans l’organisation personnelle et professionnelle. Préserver les accords existants FO Com reste également vigilante quant au maintien des accords d’entreprise historiques. Il s’agit, entre autres, du dispositif de RTT (loi Aubry 2) permettant aux salariés de bénéficier de 22 jours de repos supplémentaires, du régime d’astreintes avec une rémunération adéquate, et bien entendu des modalités actuelles du télétravail. Ces acquis constituent des garanties concrètes pour les salariés, et notre organisation syndicale n’entend pas les voir remis en question. Les discussions avec la direction se poursuivent. FO Com rappelle avec force qu’aucun accord ne sera signé sans garanties précises et favorables aux salariés. Dans un environnement en mutation rapide, notre priorité demeure inchangée : défendre les droits, garantir la transparence, et construire des avancées durables. […]
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16 décembre 2025Les services postaux et de livraison constituent une infrastructure essentielle pour connecter citoyens, entreprises et administrations à travers l’Europe. Cependant, le secteur connaît un déséquilibre structurel : le volume de courrier diminue fortement, tandis que le trafic de colis explose avec le développement du e-commerce. La Directive sur les services postaux et le Règlement sur la livraison transfrontalière de colis, en place depuis deux décennies, ne reflètent plus cette nouvelle réalité. La libéralisation a entraîné des coupes dans les coûts et une fragmentation des modèles de services, mettant en danger la qualité du travail et l’accès universel. Les travailleurs subissent une précarité accrue, entre sous-traitance abusive, auto-entrepreneuriat fictif et exploitation algorithmique. La mission sociale et territoriale des services postaux est menacée. FO Com soutient l’Option 3, qui propose la création d’un Acte Européen Unique sur la livraison, couvrant à la fois lettres et colis, avec un cadre garantissant une concurrence loyale, un financement durable et des conditions de travail décentes. Cette option redéfinit l’étendue de l’Obligation de Service Universel pour inclure colis et services essentiels, maintient la fréquence de livraison là où c’est possible, tout en assurant l’accessibilité, et établit des mécanismes justes de partage des coûts. Elle assure aussi une clarté juridique et une prévisibilité, en particulier pour préserver l’accès dans les zones rurales et isolées. Face à la croissance du secteur des colis, le risque de fragmentation des emplois et la multiplication des sous-traitances illégales, avec de faibles rémunérations, des horaires excessifs et des conditions dangereuses, sont majeurs. Les syndicats européens demandent que l’Option 3 intègre la responsabilité sociale en appliquant strictement le droit du travail, en étendant la responsabilité solidaire dans les chaînes de sous-traitance, en renforçant la transparence sur l’emploi et les rémunérations, et en coordonnant les contrôles entre autorités postales et inspecteurs du travail. Actuellement, les opérateurs de l’e-commerce rivalisent avec peu de réglementation, ce qui favorise la course au coût au détriment de la qualité, de l’environnement et des conditions sociales. L’Option 3 doit fédérer tous les acteurs sous un même cadre réglementaire, avec des règles strictes sur la transparence, la conformité sociale et la qualité des services, y compris pour la livraison de colis. Elle doit encourager la concurrence loyale et l’interopérabilité, tout en réduisant l’empreinte carbone par des réseaux consolidés, des flottes zéro émission et des infrastructures partagées. L’objectif est de renforcer l’emploi décent dans une logistique durable, de soutenir la cohésion sociale et territoriale, et de préserver la mission publique des services postaux. Une réglementation unifiée, socialement responsable et écologique, doit garantir un service universel de qualité, tout en luttant contre la précarité, le dumping social et environnemental. FO Com remercie tous les postiers ayant apporté leurs idées et contributions au projet. C’est en ce sens que FO Com exhorte la Commission européenne à saisir cette opportunité pour bâtir un écosystème de livraison équitable, durable et socialement juste, qui serve l’intérêt général à long terme. […]
6 novembre 2025L’intelligence artificielle s’immisce partout, dans notre quotidien personnel comme professionnel. FO Com au sein de UNI Global Union (fédération syndicale internationale) contribue depuis quelques années à la réalisation d’analyses, de livrets pour faciliter le quotidien de chacun et notamment au sein de sa vie professionnelle. La Fédération FO Com y est présente et contribue aux analyses et échanges ; pour elle ce changement technologique doit être une opportunité pour les travailleurs pour l’égalité, la justice sociale et un travail décent. La semaine dernière, s’est tenue la conférence européenne des cadres (et managers) sur le sujet de l’intelligence artificielle. Les soixante délégués représentant l’Europe ont débattu de l’impact de l’IA tout en testant l’IA sous bien des formes au sein de quatre ateliers. L’avenir du travail, le développement des compétences, la nouvelle gouvernance à l’ère numérique et les risques psychosociaux, le bien-être et l’inclusion au travail ont mobilisé les délégués aux responsabilités diverses provenant de différentes filières et pays. L’utilisation d’une plateforme, d’outils interactifs et d’algorithmes ont démultiplié le travail : présentations, synthèses, cartes mentales et nuages de mots. Les délégués ont pu tester sur la forme l’efficacité des outils en détectant par exemple les biais potentiels. Sur le fond, un thème central s’est dégagé : si l’intelligence artificielle et les technologies numériques transcendent les frontières, il en va de même pour la force collective du mouvement syndical. Alors que ces technologies remodèlent les économies et les sociétés, elles concentrent également le pouvoir entre les mains de quelques-uns. Il incombe aux syndicats – aux niveaux national, européen et mondial – de rééquilibrer cette asymétrie en défendant les droits existants, en en créant de nouveaux et en veillant à ce que la numérisation serve le bien commun. Concrètement, ont émergé des principes fondamentaux comme la transparence des systèmes algorithmiques, la formation des travailleurs, des audits réguliers des algorithmes avec un label de certification éthique, la négociation collective, la santé et la sécurité au travail, etc. Pour UNI cadres, la voie à suivre est simple : construire un avenir où la technologie renforce plutôt qu’elle ne remplace – les valeurs humaines et l’action collective. Les cadres sont au croisement de l’innovation et de l’intégrité. Leur leadership, fondé sur l’éthique et la solidarité, est essentiel pour rendre les lieux de travail plus équitables, plus sûrs et plus humains. La nouvelle équipe dirigeante des cadres de UNI Europe (dont fait désormais partie FO Com) a affirmé que grâce à des négociations collectives fortes, à une coopération interprofessionnelle et à un dialogue social renouvelé aux niveaux européen et international, le changement technologique sera une opportunité pour un travail décent, plus d’égalité et de justice sociale. […]
23 septembre 2025Avec le futur « EU Delivery Act  », la Commission européenne reconnaît enfin la nécessité de réguler tous les acteurs du secteur postal. C’est une avancée historique, mais FO Com reste mobilisée pour garantir des normes contraignantes, la viabilité de l’Obligation de Service Universel et des emplois dignes. Une réforme européenne d’ampleur pour le secteur postal Au mois de mars de cette année, alors que le comité de dialogue social postal européen constatait la mutation profonde du secteur postal, la Commission européenne a annoncé en juin une révision de la directive sur les services postaux. Cette réforme sera intégrée dans le prochain « EU Delivery Act », une proposition législative prévue pour le quatrième trimestre 2026, qui remplacera à la fois la directive actuelle sur les services postaux et le règlement sur les services de livraison transfrontalière de colis. Cette réforme vise à simplifier les règles postales, à réduire la charge réglementaire et à rationaliser la surveillance (par exemple les rapports ou notifications). Elle cherche également à donner aux États membres une plus grande flexibilité pour adapter l’Obligation de Service Universel (OSU) à l’évolution des besoins des utilisateurs, tout en assurant sa viabilité financière. L’objectif est aussi d’instaurer des conditions de concurrence équitables entre tous les acteurs de la livraison de colis, y compris les plateformes et les nouveaux modèles commerciaux. Enfin, cette réforme entend garantir des services de livraison efficaces et abordables dans les régions éloignées, isolées ou mal desservies, et renforcer la protection des consommateurs – en particulier les destinataires de colis issus du commerce électronique – en clarifiant leurs droits et en améliorant l’application de la législation. Selon la Commission, cette réforme contribuera à renforcer la compétitivité, à soutenir un modèle social plus équitable et à favoriser un marché du commerce électronique intra-européen mieux intégré. Une victoire syndicale… mais la vigilance reste de mise Cette mesure cruciale répond aux revendications de longue date des syndicats postaux européens et représente une victoire majeure pour les mobilisations des travailleurs dans le cadre de la campagne « Save Our Post » d’UNI Europa (la fédération syndicale internationale à laquelle FO Com est affiliée). Rappelons que depuis des années, la Commission a encouragé la libéralisation, affaiblissant progressivement les services postaux et sapant les conditions d’un travail décent dans l’ensemble du secteur. Les travailleurs postaux et leurs syndicats sont clairs : le nouveau cadre doit garantir des services publics postaux solides, assurer des emplois de qualité et mettre un terme aux pratiques d’exploitation menées au nom de la concurrence. Au cœur de la campagne se trouve une revendication simple mais essentielle : instaurer des conditions de concurrence équitables dans la fourniture des services postaux universels, notamment par l’intégration de la livraison des colis issus du commerce électronique dans le champ de l’OSU. Cette mesure permettrait de refléter la réalité actuelle du marché et de garantir la viabilité du réseau postal public. FO Com, au sein d’UNI Europa, participera pleinement à une campagne intensive à l’échelle européenne pour obtenir un cadre réglementaire solide. FO Com se félicite particulièrement que la Commission reconnaisse désormais la nécessité de réglementer l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement postale. La révision à venir offre ainsi une occasion historique d’instaurer une cohérence réglementaire dans l’ensemble de la filière, en incluant tous les opérateurs de livraison, de garantir la viabilité financière de l’OSU et des emplois de qualité dans toute la chaîne postale, et de mettre fin à la concurrence déloyale fondée sur les bas salaires, la précarité et les pratiques de sous-traitance massives, notamment dans la livraison du dernier kilomètre. L’inclusion des colis dans la future législation sur la livraison reflète les points essentiels de la plateforme « Save Our Post » et valide le plaidoyer constant des syndicats postaux à travers l’Union européenne. Néanmoins, la route reste semée d’embûches et il faudra rester vigilants. Cette nouvelle législation sur la prestation des services postaux est à la fois nécessaire et urgente. La refonte de l’obligation de service universel au Danemark, avec ses effets dévastateurs sur l’emploi, ou encore la suppression de la convention collective postale en Pologne, constituent des avertissements clairs. Il est impératif d’éviter de nouveaux reculs sociaux et de protéger l’avenir des travailleurs postaux ainsi que la qualité des services publics dans tous les États membres. FO Com veillera à ce que la directive révisée instaure des normes contraignantes, un contrôle efficace et une intégration réelle de tous les concurrents dans le cadre réglementaire. C’est à cette condition seulement que nous pourrons protéger à la fois les missions de service universel et la qualité de l’emploi. […]