Le groupe Orange ne fait pas exception à la règle en termes d’identification des Risques Psychosociaux.

Rappelons que le DUERP (Document Unique) sert à identifier les risques, et le PAPRIPACT (Programme Annuel de Prévention des Risques et d’Amélioration des Conditions de Travail) est un document visant à identifier, prévenir, réduire les risques professionnels tout en améliorant les conditions de travail au sein d’une entreprise. Ces documents étant présentés aux élus des CSE et des CSSCT.
La rédaction de ces documents effectuée par le service de Prévention émet des préconisations et des plans d’actions soumis à la direction d’une entreprise, qui décidera de ce qu’elle accepte de valider.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? D’une manière générale, certains risques sont en effet liés à l’activité d’une entreprise tels que le risque nucléaire, risque bactériologique, risque industriel, transport de matières dangereuses… d’autres risques sont par contre présents dans toutes les entreprises car ils sont parties prenantes de la vie d’une entreprise et de ses salariés tels que les risques routiers, contraintes posturales et biomécaniques, déplacement à pied, organisation des secours… En effet, ces risques sont alors impossibles à exclure, toute entreprise y étant confrontée.

Cependant chez Orange, comme dans de très nombreuses entreprises en France, nous constatons l’identification de certains risques tels que les risques psychosociaux déclinés en plusieurs items, comme l’insécurité socio-économique, l’exigence au travail, les rapports sociaux, les facteurs d’ambiance et d’environnement, les exigences émotionnelles…
Il n’apparaît pas nécessaire d’analyser les causes de ces risques, ni les raisons de leur accroissement d’une année sur l’autre, celui-ci s’inscrivant directement dans la stratégie de l’entreprise.
En effet, l’objectif de la gouvernance d’Orange étant de diviser les effectifs par 2 d’ici 2030, les salariés subissent des transformations incessantes, des déménagements, une surcharge de travail… sans pour autant avoir le temps de s’adapter. Cela engendre un sentiment d’insécurité et de lassitude, accompagné de craintes tant vis-à-vis de l’avenir que de la ligne managériale, ainsi qu’une démotivation, une perte de repères et une difficulté à se projeter à court terme… Toute communication de l’entreprise étant dépourvue de sens. Alors OUI, les RPS sont bien présents !

Le fait que ces mêmes risques soient décrits dans ces documents permet malheureusement à l’entreprise de se donner bonne conscience sur le maintien du dialogue social tout comme la prise en compte de la dimension humaine.
Les femmes et les hommes d’Orange étant « soi-disant » la préoccupation première de la gouvernance.

Cependant, si la stratégie d’Orange était réellement en faveur de la QVCT, ces risques existeraient-ils ? La réponse est NON ! Pourquoi ne pas traiter le problème à la source ? Et faire en sorte qu’ils n’existent plus ?
FO Com rappelle à l’entreprise qu’il s’agit d’un simple lien de cause à effet et demande que la pression exercée sur ce qui constitue la force du Groupe Orange — ses femmes et ses hommes — cesse. FO Com appelle à rétablir une qualité de vie au travail, qui relève de l’obligation de l’employeur.