Face aux effets concrets de la loi immigration adoptée en janvier 2024, Force Ouvrière poursuit et renforce son action pour la défense des droits des travailleurs étrangers.
Dès l’adoption de ce texte, FO avait alerté sur les atteintes portées aux principes républicains d’égalité et de solidarité. Les remontées du terrain depuis la promulgation de la loi du 26 janvier 2024 et de la circulaire du 23 janvier 2025 confirment aujourd’hui ces inquiétudes : renouvellements de titres de séjour de plus en plus complexes, accès à la régularisation entravé, précarisation administrative des salariés concernés.
C’est dans ce contexte que FO a demandé et obtenu une audience auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur, qui s’est tenue le 29 janvier 2026. Lors de cette rencontre, Force Ouvrière a fait état de situations particulièrement préoccupantes, parmi lesquelles :
- des délais de traitement inacceptables dans les préfectures, liés au sous-dimensionnement chronique des moyens humains
- l’exigence du niveau A2 en français pour la reconnaissance de certaines certifications professionnelles, qui pénalise de nombreux salariés
- des moyens insuffisants pour l’alphabétisation des travailleurs allophones : les 80 heures de formation prévues sont rarement effectives et très en deçà des besoins réels
- les dysfonctionnements persistants de l’ANEF, l’administration numérique des étrangers en France
- les difficultés liées aux autorisations de travail lors des changements d’employeur
- le dispositif des « métiers en tension », que FO continue de dénoncer pour son approche utilitariste. Son extinction programmée au 31 décembre 2026 rendra les régularisations encore plus difficiles
Force Ouvrière réaffirme que les travailleurs étrangers sont des salariés à part entière et refuse toute logique qui ferait de l’immigration un simple outil de gestion de la main-d’œuvre.
FO a ainsi demandé l’organisation rapide d’une réunion associant les ministères du Travail et de l’Intérieur, les organisations syndicales et les organisations patronales, afin de traiter globalement la situation des travailleurs étrangers et de garantir le respect effectif de leurs droits.
