Solidarité européenne contre la réforme des retraites

Comme dans la presse internationale, tous nos pays voisins suivent notre actualité.

Pourquoi travailler deux ans de plus ? Quelle démocratie s’il n’y a pas de débat parlementaire ? L’inflexibilité du gouvernement fait craindre l’équilibre des démocraties et le risque de populisme. Si les syndicats continuent de manifester, outre un droit constitutionnel, c’est également le risque d’autres réformes visant à détruire tous les acquis sociaux. Quels politiques ont mis le doigt sur une politique de l’emploi inexistante, seule politique qui permettrait les cotisations sociales indispensables au fonctionnement de notre système social.

En tout cas, nos voisins et syndicats européens l’ont compris et apportent aujourd’hui tout leur soutien aux organisations syndicales et aux manifestants. Les CCOO (commissions ouvrières espagnoles) ont proposé une motion de soutien approuvée à Madrid par le comité mondial des femmes d’UNI Global Union, fédération internationale de syndicats.

De même, une délégation de la DGB allemande a apporté également tout leur soutien au mouvement français. En formation dans le Sud de la France, des échanges ont eu lieu avec FO où nous avons expliqué le contexte français et le conflit des retraites. Si le système allemand est différent, la récente grève sur les salaires en Allemagne a pleinement joué son rôle, les salariés s’étant fortement mobilisé.

Après la menace d’une « grève à durée indéterminée », les 160 000 salariés de la Deutsche Post, qui négocient à part, ont déjà obtenu, au début de mars, une hausse de salaire moyenne de 11,5 %. A la fin de 2022, près de 4 millions de salariés allemands de l’industrie ont décroché une hausse de salaire de 8,5 % sur deux ans, après plusieurs semaines ponctuées par des arrêts de travail. Le 6 avril, plus d’une vingtaine de militants de la DGB ont manifesté à Nice !

En cette onzième journée de grève et de manifestation, l’intersyndicale reste unie et les manifestants mobilisés pour le retrait. Rendez-vous est pris le 13 avril pour maintenir la pression dans les manifestations. Nous ne lâcherons rien !